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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 20:49

Le bénévolat, expression active

d’une participation civique

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Le bénévolat est générateur de capital humain et social. Il trace un chemin vers l’intégration et l’emploi et représente un facteur essentiel d’amélioration de la cohésion sociale. Avant tout, le bénévolat concrétise les valeurs fondamentales de justice, de solidarité, d’inclusion et de citoyenneté sur lesquelles se fonde l’Europe.

Les volontaires contribuent à façonner la société européenne et ceux qui travaillent en dehors de leur pays d’origine aident activement à bâtir une Europe des citoyens. En effet, les activités de bénévolat sont implicitement liées à de nombreux domaines de la politique de l’Union, tels que l’apprentissage tout au long de la vie, le développement rural et le sport, ajoutant une dimension importante aux programmes de l’Union européenne.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, l’année 2011 a été désignée Année européenne des activités de bénévolat pour la promotion de la citoyenneté active par la Commission Européenne.

En matière de bénévolat, chaque pays dispose de notions, de définitions et de traditions différentes. Le bénévolat désigne toutes les formes d’activités de volontariat, qu’elles soient formelles ou informelles. Les volontaires agissent de leur plein gré, selon leur propre choix et motivation et sans objectif de gain financier. Le bénévolat est un voyage de solidarité et une manière pour les citoyens et les associations de déterminer des besoins et des enjeux humains, sociaux et environnementaux et de répondre à ces derniers. Il est souvent pratiqué en aide à une organisation à but non lucratif ou à une initiative issue d’une communauté.

Une étude lancée par la Commission a estimé qu’en 2010, quelque 100 millions d’Européens étaient engagés dans des activités de volontariat. Au-delà de ce chiffre général, la participation des citoyens à des activités de volontariat varie sensiblement d’un État membre à l’autre.

Au quotidien, le bénévolat concerne de nombreux secteurs, le plus important étant le sport, suivi de l’aide sociale, du bien-être et de la santé. Figurent également parmi les secteurs concernés la justice, la culture, l’éducation, la jeunesse, l’environnement et l’action pour le climat, la protection des consommateurs, l’aide humanitaire, la politique de développement et l’égalité des chances.

Dans ce cadre, la Ville de Vincennes a honoré, lors de la Soirée du Bénévolat organisé jeudi 15 décembre, une quinzaine de ces bénévoles. Le choix s'est prioritairement porté sur les bénévoles les plus anciens n'étant pas forcément des présidents d'associations qui ont ou ont eu d'autres occasions d'être valorisés par ailleurs. Pour cette première édition, les candidatures vincennoises ont été privilégiées.

Toutes nos félicitations à l'ensemble des récipiendaires et notamment à Albert JAUFFRET, ancien proviseur, honoré au titre de son action au sein du Comité de Vincennes/Fontenay-sous-Bois de la Société d’entraide des membres de la Légion d’honneur.

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 16:08

Roger Meslé nous a quittés…

Meslé photoNous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition de Roger Meslé survenue le samedi 26 novembre dans sa 90e année.

Il a rejoint son épouse Raymonde disparue quelques jours avant.

Né à Paris dans le XIe arrondissement Roger Meslé était fier d’être un vrai Parisien, né de parents parisiens, de grands-parents parisiens.

Au milieu des années, la famille déménage à Fontenay-sous-Bois.

Roger Meslé poursuit alors brillamment ses études : Ecole primaire supérieure Jean-Baptiste Say, puis admission à l’école Normale d’Auteuil pour devenir instituteur.

De la classe 42 Roger Meslé échappe à la mobilisation, mais pas aux chantiers du Maréchal qui l’envoie faire les moissons en Champagne pendant ses vacances, ni non plus au STO. Il est envoyé pendant trois ans à Tetschen-Bodenbach (actuel Decin en République tchèque) dans une usine. Libéré par l’Armée rouge Roger Meslé s’empresse de regagner la France où il reprends son poste d’instituteur à la rentrée 1945 à l’école primaire de garçons de la rue de la Plaine dans le XXe arrondissement de Paris.

Mais avant la rentrée commence une longue histoire d’amour avec Vincennes : recruté comme moniteur de colonie de vacances par la Ville de Vincennes, Roger Meslé sait faire preuve, déjà, de son autorité et doit rapidement suppléer l’insuffisance du directeur, qui quitte son poste au milieu du séjour. Confirmé par les responsables de la Ville, Roger Meslé se fait remarquer par ses qualités d’organisateur et son sens naturel du commandement.

C’est ainsi qu’à la rentrée, la municipalité Lamouret propose à ce jeune instituteur de prendre la direction du Patronage laïc municipal qui à l’époque fait pâle figure face au Patronage Saint Jean.

Ce patronage qui doit compter une dizaine d’activités et autant de moniteurs pour une centaine d’enfants va rapidement croître et embellir. Confirmé par la nouvelle municipalité dirigée par Antoine Quinson, Roger Meslé devient une personnalité incontournable dès qu’il s’agit de jeunesse à Vincennes. Les locaux, si l’on peut parler de locaux : les préaux de l’école du Nord et un petit bâtiment en bois qui contient l’imprimerie, les locaux ne suffisent plus et au milieu des années 50 une partie des sous-sols de l’école du Sud accueillent le patronage, rue d’Estienne d’Orves. Les activités ne cessent d’augmenter : 20 puis 30, puis 40, les effectifs suivent ou parfois précèdent, dépassant le millier d’inscrits, et au début des années 60 Roger Meslé reçoit l’un de ses plus beaux titres de gloire, lorsque le chanoine Jourde, curé de Notre-Dame de Vincennes lui confie un jour qu’à des parents catholiques venus lui demander conseil pour leurs enfants, il a répondu : “ Mettez les donc au Patronage laïc, c’est très bien”.

Marié avec une jeune institutrice domiciliée à Vincennes, Raymonde Ledieu, le jeune couple habite rue des Deux Communes et donnera naissance à deux enfants Pierre et France.

En même temps, Roger Meslé donne une nouvelle orientation à sa vie professionnelle, reprenant ses études après la guerre pour passer une licence d’histoire. Il quitte alors son poste d’instituteur de la rue de la Plaine pour celui de professeur de lettres-histoire-géographie en CEG à Marcelin Berthelot à Montreuil.

Sur un plan plus personnel, Roger Meslé va participer aux municipales de 1971 aux côtés d’Henri Bonnemain puis auprès de Guy Sulter.

Après son passage au collège Marcelin Berthelot, Roger Meslé est reçu au concours de la direction et devient ainsi directeur d’école primaire rue Robespierre à Bagnolet, avant de postuler pour l’école d’horticulture de Montreuil, qui est une sorte de collège agricole en pleine zone urbaine.

Il accède ainsi au grade de professeur certifié avant d’être nommé censeur, puis finalement proviseur.

Médaille de la Jeunesse et des Sports, commandeur des Palmes académiques, chevalier du Mérite agricole et enfin le ruban rouge de la Légion d’Honneur. En 1987, Roger Meslé  est élu à la présidence de la section du Val-de-Marne de l’AMOPA, association des membres de l’Ordre des Palmes académiques.

Proviseur de lycée honoraire, Roger Meslé fut longtemps le dynamique président départemental de l’Association des membres de l’ordre des Palmes académiques (Amopa 94) au sein de laquelle chacun appréciait sa compétence, sa générosité et son dévouement. Il était également chevalier de la Légion d’Honneur.

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 18:37

Les porte-drapeaux à l’honneur

drapeauLa fonction de porte-drapeau existe depuis longtemps et ce, dans de nombreuses cultures. Plus qu’une simple mission, il s’agit d’une pratique traditionnelle qui avait sa place dans de nombreux événements à caractère officiel comme les batailles, les couronnements…

Aujourd’hui, le porte-drapeau est chargé d’arborer le drapeau tricolore lors des manifestations commémoratives nationales. Cette mission est hautement symbolique puisqu’elle permet d’afficher les valeurs de la République et ainsi de rendre hommage, au nom de la Nation française aux combattants et aux disparus.

Le porte-drapeau agit bénévolement et se doit de rester impassible quelles que soient les circonstances de la cérémonie à laquelle il participe, ce qui requiert dignité et constance dans l’accomplissement de la mission.

Mercredi 30 novembre, les membres du bureau du Comité de Vincennes/Fontenay-sous-Bois de la Société d’Entraide des membres de la Légion d’Honneur se sont retrouvés à la Maison des associations, à Vincennes, pour rendre hommage à deux Fontenaysiens, porte-drapeaux du comité.

A cette occasion, Jacques Lelièvre et Guy Masson ont reçu leur carte officielle de « porte-drapeau » des mains du Docteur Jean-Claude Martin, président du Comité de Vincennes/Fontenay-sous-Bois de la Société d’Entraide des membres de la Légion d’Honneur.

«Notre devoir était de leur marquer notre reconnaissance pour ce qu’ils font dans notre comité avec un dévouement exemplaire» a souligné ce dernier.

Cette remise fut agrémentée par un verre de l’amitié dans une bonne humeur amicale.

Lors de cette amicale cérémonie ponctuée par le verre de l’amitié, Gilles Pannetier, secrétaire du comité, a tenu pour sa part à remercier l’ensemble des donateurs de la Légion d’Honneur qui permettent, grâce à leur générosité, au Comité de Vincennes/Fontenay-sous-Bois de la Société d’Entraide des membres de la Légion d’Honneur de venir en aide aux plus démunis.

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:12

Régine Souweine ou le dévouement honoré

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Régine Souweine a depuis son enfance toujours fait preuve d'engagement envers les autres.

Dès son arrivée sur Vincennes dans les années 50, elle s'engage dans de nombreuses associations.

P1010132Elue pour la première fois en 1971, elle sera élue au conseil municipal pendant 30 ans jusqu'en 2001. Elle a ainsi connu trois maires (Jean Clouet - Patrick Gérard et Laurent Lafon) qu'elle a tous appréciés pour des raisons différentes.

Samedi, Régine Souweine a reçu les insignes de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur des mains de Patrick Gérard, recteur de l'académie de Paris depuis décembre 2008, lors d’une cérémonie organisée à l’Hôtel de Ville en présence de nombreuses personnalités dont Patrick Beaudouin, député de Vincennes, Catherine Procaccia, Sénatrice du Val-de-Marne, le colonel Jean-Paul Kieffer, Président de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur du Val-de-Marne.

P1010124Après une introduction chaleureuse prononcée par Laurent Lafon, conseiller régional et maire de Vincennes, c’est Patrick Gérard, dans discours très élogieux, qui a retracé tous ses combats et ses initiatives dans les affaires sociales, pour les femmes et les plus démunis. L’occasion de rappeler que Régine Souweine a notamment mis en place de nombreuses permanences dans les domaines sociaux familiaux et médicaux. Elle a également créé le club Loisirs et Découvertes pour les personnes âgées, ce dernier a d’ailleurs fêté ses 40 ans il y a quelques jours. Elle a aussi encouragé la naissance de nouvelles associations comme Famille Services, l'association générale des familles, l'UDSM dans le Val-de-Marne...

Non sans émotion, Régine Souweine a ensuite remercié tous ceux qui l'avaient soutenus pendant toutes ces années dans ces différents combats, amis, élus et personnel de la Ville de Vincennes.

Un remerciement pour sa famille, ses quatre enfants et leurs conjoints, douze petits-enfants et quatre arrières petits-enfants, sans bien sûr un hommage particulier à son mari Pierre qui fut conseiller général de Vincennes Est et qu'elle avait rencontré à l'âge de 7 ans pour ne jamais le quitter.

 

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Enfin, la chorale des Clubs Loisirs et Découvertes lui ont fait la surprise de conclure cette cérémonie en chansons avec au finale "La ballade des gens heureux", Régine n'a pu se retenir de chanter au micro avec eux.

Comme elle l’avoue elle-même, Régine Souweine demeure «une femme heureuse, jamais fatiguée» et qui continue à donner beaucoup aux Vincennoises et Vincennois.

Docteur Jean-Claude Martin

Président du comité Vincennes/Fontenay-sous-Bois

de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:47

 

11 novembre, histoire

d'une commémoration nationale

 

armisticeA la onzième heure du onzième jour du onzième mois de la cinquième année de guerre, les armes se sont tues. Un armistice signé dans un wagon placé dans la clairière de Rethondes a mis fin à ce que l'on nomme depuis 1915 la Grande Guerre. Dans les premiers jours de novembre 1918 les auto- rités allemandes ont fait savoir qu'elles désiraient négocier un armistice. Le 5, le centre de radio-télégraphie de la Tour Eiffel a reçu le texte de cette demande. Le 7, les plénipotentiaires allemands passent les lignes du front pour rejoindre le général en chef des armées alliées, le général Foch. La rencontre est fixée dans un wagon-restaurant aménagé en bureau pour l'état-major de Foch en septembre 1918.

ArmisticetrainLa forêt de Compiègne, sur des voies de chemin de fer utilisées pour les tirs à longue portée offre un endroit discret et accessible. L'abdication de Guillaume II (dernier empereur allemand et dernier roi de Prusse) le 9 novembre accélère la prise de décision et le 11 novembre vers 5h20 le cessez-le-feu est signé pour une durée de 36 jours. Le texte impose aux futurs vaincus la cessation des hostilités sur terre et dans les airs six heures après la signature et l'évacuation des pays envahis comme deux principales mesures.

Place de l'Opéra à Paris, manifestation populaire à l'annonce du cessez-le-feu, le 11 novembre 1918 à 11 h

L'annonce du cessez-le-feu sur le front, par sonnerie de clairon, donne naissance à des scènes d'émotion, de fraternisation, d'immense soulagement. Les soldats n'osent y croire. La nouvelle à peine connue, la liesse populaire s'empare des populations urbaines. Mais cette liesse, visible sur les documents photographiques et filmés ne doit pas tromper. Plus que la joie de la victoire, c'est le soulagement qui est ainsi exprimé à la fin d'un conflit particulièrement meurtrier.

Dans l'après-midi, vers 16 heures, Georges Clémenceau se rend à la Chambre des députés pour présenter les conditions d'armistice. Après de longues minutes d'applaudissements d'une chambre débout, le Président du conseil, ministre de la guerre, lit la convention signée le matin même. Le « père la victoire » devient en ce jour le soldat de l'idéal et peut proclamer «...en cette heure terrible, grande et magnifique, mon devoir est accompli... ». La fin de la guerre efface le débat politico-militaire qui avait cours pendant les jours précédents la signature : Fallait-il continuer le combat ? Le soulagement est ressenti partout en Europe occidentale.

 

P1010102Une mise en mémoire originale

 

En 1919, le onze novembre est commémoré à sa date dans une discrétion relative. L'année a été marquée par une immense manifestation, le défilé de la victoire, le 14 juillet autour de l'Arc de triomphe et sur les Champs-Elysées. D'autre part le 2 novembre, le premier jour des morts depuis la fin de la guerre est commémoré par les familles. Les autorités ont tenu à ces commémorations familiales, recueillement de communautés en deuil, dans un esprit consensuel.

En 1920, la République qui fête son cinquantenaire donne véritablement naissance à une commémoration à dimension nationale.

Une invention commémorative, proposée dès 1916 par le président du Souvenir français, décidée par le Parlement en 1918 se met en place: la célébration du soldat inconnu, héros anonyme d'une Nation, représentant du peuple des soldats, « le fils de toutes les mères qui n'ont pas retrouvé leur fils... » selon le général Weygand. Le lieu d'inhumation fait débat. De nombreux républicains proposent le Panthéon pour faire de tous les Poilus à travers un seul le grand homme auquel la Patrie se doit d'être reconnaissante. L'Arc de triomphe n'est choisi qu'à la suite d'une campagne de presse. Les commandants des différents secteurs militaires durent exhumer le corps d'un soldat assurément français non-identifié dans un endroit tenu secret. Le 10 novembre huit cercueils sont placés dans la citadelle de Verdun, haut lieu de la résistance de l'armée française en 1916 et champ de bataille par lequel presque tous les régiments français sont passés selon l'organisation des roulements mise en place par le général Pétain. Le soldat désigné étant tombé malade, le choix définitif du corps fut offert « par hasard » à un jeune soldat de vingt-et-un ans, engagé volontaire, originaire de Normandie, Auguste Thin, du 132ème régiment d'infanterie, dont le père avait disparu dans les combats du fort de Vaux et qui fut lui-même gazé en Champagne en 1918. En présence du ministre des pensions André Maginot, en additionnant les trois chiffres de son régiment, le jeune soldat choisit le sixième cercueil.

Les cérémonies du 11 novembre 1920 associent l'ensemble des morts pour la France depuis la Révolution française dans une continuité saisissante. Le cercueil élu fut transféré vers Paris et passa la nuit Place Denfert-Rochereau, en mémoire du défenseur de Belfort lors du conflit de 1870. Le lendemain matin le cortège fit un arrêt au Panthéon pour recevoir les hommages de la Nation lors d'une allocution de Poincaré au pied d'un bâtiment qui accueillit en même temps une châsse contenant le cœur de Gambetta. Puis le cortège se rendit vers l'Arc de triomphe traversant Paris devant une foule immense. Déposé dans une chapelle ardente du monument, le soldat inconnu ne fut inhumé que le 28 janvier 1921. A l'Arc de triomphe, le soldat inconnu rejoint ceux de la Révolution française, ceux du premier Empire, ceux des conquêts coloniales, mêmes soldats citoyens portant au-delà des frontières les valeurs de la France des Droits de l'Homme. Deux années plus tard le 11 novembre 1923, André Maginot, lui-même ancien combattant mutilé, alluma la flamme pour la première fois au son de la marche funèbre de Chopin.

 

L'hommage aux morts

 

Pour autant, le 11 novembre n'était pas encore un jour férié. Le combat des anciens combattants allait durer encore deux ans pour faire de ce jour une journée entièrement dédiée à la commémoration de leurs camarades morts, disparus mais aussi commémorer les sacrifices de tous ceux qui étaient rentrés. Le Parlement, trouvant que le nombre de jours fériés était déjà trop important refusa, discuta, ergota. Les associations d'anciens combattants finirent par décider députés et sénateurs à voter le 24 octobre 1922, le caractère chômé et commémoratif de la journée..

Dans les années qui suivirent, le 11 novembre trouva sa place comme date mémorielle fondamentale. La seconde guerre mondiale lui donna une dimension nouvelle. Suite aux interdictions prononcées par les autorités allemandes et françaises de procéder à des manifestations commémoratives en 1940, de trois à cinq mille étudiants et lycéens manifestent à Paris. Acte de résistance fortement réprimé avec de multiples blessés et des arrestations, cet événement fut rapidement connu par les résistances extérieures, relaté notamment par Radio-Londres.

Le 11 novembre trouva à la sortie de la guerre une place associant les morts des deux guerres. En 1944, Winston Churchill et le général de Gaulle célèbrent les cérémonies du souvenir dans la capitale d'un pays qui n'est pas encore totalement libéré. L'année suivante, le chef du gouvernement provisoire utilise le 11 novembre pour honorer les morts résistants de la seconde guerre mondiale. 15 Français, hommes et femmes, représentant différentes armes mais aussi des prisonniers, des déportés morts pour la France furent portés le 10 novembre aux Invalides puis le lendemain conduits à l'Arc de triomphe pour présentation à la foule puis au Mont Valérien, leur dernière demeure, comme s'il rejoignaient les morts de la Grande Guerre faisant de cette période 1914-1945 une sorte de guerre unique.

Depuis 1945, les cérémonies du 11 novembre sont mises au service de la mémoire, de la paix et progressivement à celui de la réinsertion dans la Nation de ceux que la mémoire avait exclus, montrant que si ces soldats morts furent unis dans une communauté de destin, ils n'en formaient pas moins un corps social hétérogène unis par des valeurs au nom desquelles ils acceptèrent de se sacrifier pour donner tout son sens à la Nation.

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Vendredi 11 novembre tous les Vincennois étaient invités à participer aux cérémonies organisées par la Ville et les associations d’Anciens combattants en l'honneur du 93e anniversaire de l'armistice de 1918. Une manifestation à laquelle a participé le comité de Vincennes/Fontenay-sous-Bois de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur afin de rendre hommage à la mémoire des 1 170 Vincennois "morts pour la France".

La cérémonie a débuté à 10h30 au monument aux morts du Cimetière ancien puis s’est poursuivie à 11h30 au Monument du combattant vincennois, cours Marigny, en présence de Laurent Lafon, conseiller régional et maire, de nombreux élus et personnalités civiles et militaires.

Les enfants de la chorale du collège Saint–Exupéry, ainsi que des membres du Conseil municipal des enfants étaient présents aux côtés de militaires du 16e bataillon de chasseurs que parraine la Ville.

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Un 11 novembre en hommage

à tous les soldats «morts pour la France»

 

Après la disparition des derniers poilus de la Grande Guerre, les cérémonies du 11 novembre ont marqué ce vendredi l’hommage aux soldats «morts pour la France» sur tous les fronts, avant l’inauguration par Nicolas Sarkozy du nouveau musée consacré à 1914-1918, à Meaux.

La proposition d’honorer, à l’occasion du 11 novembre, la «quatrième génération du feu» - après celles de 14-18, 39-45, de l’Indochine et de l’Algérie - a été prise par le président Sarkozy, à la demande notamment des associations d’anciens combattants.

«Cela permet de montrer qu’il y a une filiation entre tous ceux qui sont morts pour la France, pour ses valeurs. C’est la commémoration de cette mémoire», souligne Marc Laffineur, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants.

Vendredi après-midi, le chef de l’Etat a inauguré à Meaux le Musée de la Grande guerre, qui rassemble une exceptionnelle collection de 50 000 objets et documents.

Il se recueillera ensuite devant la stèle rendant hommage à Charles Péguy à Villeroy, village de Seine-et-Marne où l’écrivain et homme politique fut tué le 5 septembre 1914 au début de la bataille de la Marne.

L’inauguration du Musée de la Grande guerre est le premier événement marquant qui s’inscrit dans le cadre des célébrations actuellement à l’étude pour le centenaire, en 2014, du Premier conflit mondial.

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Docteur Jean-Claude Martin

Président du comité Vincennes/Fontenay-sous-Bois

de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 16:14

Le 9 novembre 1970 le général de Gaulle

laisse la "France veuve"

 

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En 1952, il avait établi un testament exprimant son refus de funérailles nationales.

À Colombey-les-Deux-Églises, sa dépouille est transportée sur un engin blindé de reconnaissance vers la petite église, en présence de sa famille, des Compagnons de la Libération et des habitants de son village.

Il est enterré au cimetière auprès de sa fille Anne, avec une simple inscription sur sa tombe, "Charles de Gaulle 1890-1970".

Le 12 novembre, à Notre-Dame de Paris a lieu une cérémonie officielle avec les autorités de l'État et les personnalités étrangères.

LH6Depuis 41 ans, chaque année à la date anniversaire de sa disparition, des cérémonies commémoratives sont organisées dans de très nombreuses villes de France, indépendamment de la couleur politique de leur maire.

C’est ainsi que mercredi 9 novembre, en fin de journée, le comité de Vincennes/Fontenay-sous-Bois de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur a participé à la cérémonie vincennoise organisée à l'initiative de la Fondation de la France Libre, délégation du Val-de-Marne, représentée par Monique Olivieri.

Après avoir écouté la voix si caractéristique du Général de Gaulle lors d’une de ses interventions emblématiques, la cérémonie s'est poursuivie par le traditionnel dépôt de gerbes au pied de la stèle du Général de Gaulle puis par l’interprétation de «La Marseillaise» et le salut aux drapeaux avec la marche de la Légion.

Une manifestation qui s’est déroulée en présence de plusieurs élus de la ville, des représentants des autorités civiles et militaires et de nombreux Vincennois et amis des villes voisines.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 11:51

Gala dansant

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Le comité de Vincennes - Fontenay-sous-Bois de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur a participé,  samedi 15 octobre, au gala dansant de la Légion d'Honneur organisé par le Comité de Charenton-le-Pont présidé par Olivier Tollu.

SEMLH Gala 15 10 2011 0050 bisLe colonel Jean-Paul Kieffer, Président de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur du Val-de-Marne a introduit cette journée à laquelle ont notamment participé René Rouquet, député-maire d'Alfortville, premier Vice-Président de la Communauté d'Agglomération de la Plaine Centrale du Val-de-Marne, et Jean-Marie Brétillon, conseiller général et maire de Charenton-le-Pont.

 

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Ce gala s'est tenu au Pôle culturel, Salle de convivialité à Alfortville.

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Après un excellent déjeuner, les participants ont pu se détendre à l’occasion d’un après-midi dansant de qualité.

 

Docteur Jean-Claude Martin

Président du comité Vincennes/

Fontenay-sous-Bois

de la Société d'Entraide des Membres

de la Légion d'Honneur

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 21:39

A la découverte de l’Hôtel de la Marine

Alors que Valéry Giscard d’Estaing, président de la Commission sur l’avenir de l’Hôtel de la Marine, a rendu son rapport lundi à Nicolas Sarkozy en proposant que ce bâtiment construit sous Louis XV accueille la future « Galerie du trésor français » présentant des « fleurons des collections illustrant la civilisation et le goût français » actuellement conservés au Louvre, au Mobilier national, aux Arts décoratifs, à la Manufacture de Sèvres, à l'Imprimerie nationale et à la Bibliothèque nationale de France, mercredi 21 septembre, le Comité de Vincennes/Fontenay-sous-Bois de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur a proposé à ses membres de découvrir ce lieu chargé d’histoire.

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Le bâtiment, d’une superficie totale de 5 440 m2 dont 4 000 m2 de surface bâtie abritant quelque 553 pièces dont le fameux salon des amiraux, fut construit entre 1757 et 1774 pour abriter, dès 1772, le Garde-Meuble de la Couronne.

Il fut pillé pour ses armes par les émeutiers parisiens en juillet 1789.

Le secrétaire d'Etat à la Marine s'installa dans une partie du bâtiment lorsque le gouvernement dut rejoindre Louis XVI forcé de quitter Versailles pour s'installer au palais des Tuileries. Le secrétaire d'Etat à la Marine, César Henri de La Luzerne, fut accueilli au Garde-Meuble par son cousin Thierry de Ville d’Avray.

Sous la direction de l’Amiral Decrès, le ministère de la Marine se développa jusqu'à occuper tout le bâtiment.

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Après la sombre période de l’occupation allemande qui vit la Kriegsmarine occuper les lieux, l’hôtel de la Marine abrite depuis la Libération une partie du haut commandement de la marine. Mais, d'ici la fin 2014, celui-ci aura quitté ses locaux pour ceux du nouveau site que le ministère de la Défense construit Porte de Sèvres, dans le 15e arrondissement, afin d’y regrouper tous les services civils et militaires de la Défense Nationale.

A l’occasion de cette visite, chacun a pu apprécier l’exceptionnelle qualité architecturale de ce bâtiment dont la façade a été conçue par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du Roi, auteur des plans de la place Louis XV (devenue la place de la Concorde). Ses deux frontons sont ornés de reliefs représentant des allégories de la Magnificence et de la Félicité publiques, œuvres de Guillaume II Coustou et de Michel-Ange Slodtz.

L’Hôtel lui-même a été bâti sur des plans de Gabriel sous la direction de Jacques-Germain Soufflot. Les décors intérieurs, d'une grande magnificence, sont l’œuvre de l'architecte Jacques Gondouin, inspiré par Piranèse, et constituent une étape importante dans l'évolution du goût au XVIIIe siècle. Bien que remaniés sous le Second Empire, les grands salons d’apparat et surtout la Galerie Dorée conservent encore certains éléments du décor d’origine.

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La visite terminée, le groupe s’est retrouvé chez Angélina pour un goûter gourmand. Bien plus qu’une simple pâtisserie ou un simple salon de thé, la maison Angelina est une marque de luxe à l’image prestigieuse qui symbolise à travers le monde  « l’Art de vivre à la française ».

C’est en 1903 que le confiseur autrichien Antoine Rumpelmayer fonde Angelina, baptisé ainsi en l’honneur de sa belle-fille. Depuis plus d’un siècle, le salon de thé s’est imposé comme un lieu gourmand et raffiné. Dès son ouverture, Angelina devient l’incontournable rendez-vous de l’aristocratie parisienne. Dans ses salons se sont croisés Proust, Coco Chanel et les plus grands couturiers français… Le décor, conçu par le célèbre architecte de la Belle Epoque Edouard-Jean Niermans, mêle élégance, charme et raffinement. Angelina, c’est une véritable poésie romantique, un espace de calme et de volupté, entre sérénité et gourmandise.

Docteur Jean-Claude Martin

Président du comité Vincennes/Fontenay-sous-Bois

de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 18:08

Commémoration de l'anniversaire

des combats de Sidi-Brahim

 

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La bataille de Sidi-Brahim s'est déroulée du 23 au 26 septembre 1845 entre les troupes françaises et celles de l'émir Abd El Kader. Elle dura trois jours et trois nuits.

Les Français, commandés par le lieutenant-Colonel Montagnac, avaient engagé le 8e bataillon de chasseurs à pied et le deuxième escadron du 2e régiment de hussards contre les troupes de l'émir Abd El Kader.

La rencontre tourna mal pour les troupes françaises. Après un premier combat, les troupes françaises furent réduites de 450 à 82 chasseurs et hussards face à 10 000 Algériens. Acculés, les chasseurs de la compagnie de carabiniers se réfugièrent dans un marabout d'où ils repoussèrent tous les assauts.

Après plusieurs jours de siège, les hommes, sans eau, sans nourriture, à court de munitions, en furent réduits à couper leurs balles en morceaux pour continuer à tirer. L'émir Abd El Kader fit couper la tête du capitaine Dutertre, fait prisonnier et amené devant le marabout pour exiger la reddition des chasseurs. Malgré tout, Dutertre, eut le temps d'exhorter les survivants à se battre jusqu'à la mort. Lorsque l'émir vint demander au clairon français de sonner la retraite, celui-ci n'en fit rien et sonna la charge…

Les survivants, n'ayant plus de munitions, chargèrent à la baïonnette. Ils percèrent les lignes ennemies et, sur les 80 survivants, seize purent rejoindre les lignes françaises (cinq moururent quelques jours plus tard). Seuls onze chasseurs sortirent vivants de la bataille.

Fait de bravoure extrême, la bataille reste dans la mémoire des chasseurs à pied et donne son nom au 8e bataillon de chasseurs à pied, dit bataillon de Sidi-Brahim. Elle est inscrite sur le drapeau des chasseurs.

Les restes des soldats tués à Sidi-Brahim furent rassemblés à Djemmaa Ghazaouet dans le "Tombeau des Braves" puis déposés au musée des Chasseurs, au vieux fort de Vincennes en 1965.

C’est pourquoi, chaque année, le souvenir de la bataille de Sidi-Brahim est ainsi commémoré lors d’une émouvante cérémonie patriotique organisée dans la cour d’honneur du château.

Cette année, cette manifestation s’est déroulée ce samedi 17 septembre.

Elle a commencé en fin de matinée, square Jean-Jaurès, par les dépôts de gerbes au monument du combattant vincennois avec la participation du 27e bataillon de chasseurs alpins.

gerard-longuetPuis à 17 h a eu lieu, en présence de Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, et du général  de corps d'armée Nicolas De Lardemelle, Inspecteur de l'armée de Terre, la prise d’armes pour la passation du drapeau des chasseurs à pied du 27e au 7e bataillon de chasseurs alpins, avec l’évocation des combats de Sidi-Brahim. Une passation de drapeau marquée par la présence de multiples personnalités civiles et militaires dont Florence Crocheton, adjoint au maire de Saint-Mandé, représentant Patrick Beaudouin, député de Vincennes, Dominique Le Bideau, conseillère générale, 1er adjoint au maire, représentant Laurent Lafon, conseiller régional et maire de Vincennes, Didier Mireur, adjoint au maire, de nombreux porte-drapeau des associations d’anciens combattants et patriotiques dont le Comité de Vincennes/Fontenay-sous-Bois de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur que je représentais, sans oublier la délégation du 16e BCA, bataillon filleul de la Ville de Vincennes.


Sidi 1 

 

La manifestation a pris fin vers 18h30 avec l’aubade donnée par la fanfare du 27e bataillon de chasseurs alpins.

 

Docteur Jean-Claude Martin

Président du comité Vincennes/Fontenay-sous-Bois

de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 10:22

Grand concert gratuit

du 27e Bataillon de chasseurs alpins

concert 15 septembreEntre deux tournées internationales, la fanfare du 27e Bataillon de chasseurs alpins a choisi de donner, jeudi 15 septembre à 20h30, un grand concert gratuit à Vincennes (espace Pompidou), ville qui fut le "berceau" des chasseurs il y a 170 ans.

Un spectacle mêlant musique et vidéo à ne pas manquer.

Venez très nombreux. Nos "Chasseurs" le valent bien.

Il est à noter également que l'imposante cérémonie de la Sidi Brahim aura lieu samedi 17 septembre à 17h dans la cour d'honneur du château en présence du ministre de la Défense et du chef d'état-major de l'armée de terre.


Didier Mireur

Adjoint au maire chargé de la Prévention et sécurité publique,

des affaires juridiques et domaine,

des affaires patriotiques et relations avec les Armées

 

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La Société des Membres de la Légion d'Honneur est une association régie par la loi 1901, elle rassemble des membres de la Légion d'Honneur, c'est-à-dire des hommes et des femmes responsables, solidaires, ayant en commun un double souci :  

- Concourir au prestige de l'ordre national de la Légion d'Honneur partout où ils peuvent exercer leur action,  

- S'entraider mutuellement par une action de proximité permettant de déceler les adhérents se trouvant dans le besoin.

Présente sur tout le territoire national et à l'étranger, avec une structure territoriale en sections et comités, riche de 55 000 adhérents, la SMLH est devenue le corps vivant de la Légion d'Honneur.

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